la patience!

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LES INFECTIONS NOSOCOMIALES 

INTRODUCTION

 

On ne peut pas parler de maladies nosocomiales sans parler d'hygiène hospitalière. C'est une science qui enseigne et applique les mesures propres à conserver et à retrouver la santé en épargnant au malade, toutes pathologies iatrogènes (dues à l'hospitalisation). Elle consiste, non seulement, à la prévention de l'infection mais, elle s'intéresse également aux autres nuisances (bruits, environnement...). L'hygiène hospitalière est une politique de prévention de lutte contre l'infection en associant toutes les disciplines hospitalières. L'hygiène hospitalière est un des piliers de la qualité en milieu de soins.

Les infections nosocomiales sont un problème de santé publique et, en France, 6 à 7% des hospitalisations sont compliquées par une infection nosocomiale, ce qui fait 750 000 cas annuel sur 15 millions d'hospitalisés. Les conséquences sont dommageables voire dramatiques suivant le cas du malades et cela a un coût financier énorme (thérapeutique lourde, procès, arrêt de travail...) et un coût moral.

Nosocomial est un mot d'origine grecque nosocomia qui signifie soins que l'on donne à un malade (comia, c'est soignée un malade et noso, c'est prendre soin)

 

Cette définition date de 1999, et, elle est en cours de modification : 

« Une infection est dite nosocomiale si elle était absente à l'admission à l'hôpital. Ce critère est applicable à toutes les infections. » 

Lorsque la situation n'est pas connue, un délai d'au moins 48h après l'admission (ou un délai supérieur à la période d'incubation lorsqu'elle est connue) est communément accepté pour séparer une infection d'acquisition communautaire d'une infection nosocomiale. Toutefois, il est recommandé d'apprécier, dans chaque douteux, la plausibilité de lien causal entre hospitalisation et infection.

Pour les infection de la plaie opératoire, on accepte comme nosocomiales, les infections survenues dans les 80 jours suivant l'intervention, ou, s'il y a mise en place d'une prothèse ou d'un implant dans l'année qui suit l'intervention. 

I.     Origine des infections nosocomiales

En fonction des différents micro-organismes présents dans l'établissement de santé, les infections nosocomiales peuvent avoir plusieurs origines. 

1.     Les bactéries endogènes

Le patient s'infecte par ses propres micro-organismes à la faveur d'un geste invasif et/ou en raison d'une fragilité particulière. Elles sont imprévisibles et souvent grave lorsqu'elles surviennent sur le site opératoire. 

2.    Les bactéries exogènes

Les bactérie exogènes sont présentes dans l'établissement de santé, chez le personnel soignant ou un autre patient : on parle d'infection croisée.

3.    Les virus

Lorsque l'origine de l'infection nosocomiale est un virus, les infections sont, dans ce cas, le plus souvent bénignes et surviennent hors de tout acte de soin. Elles sont notamment observées dans les services de pédiatrie où elles représentent près du quart des infections nosocomiales constatées. Par exemple, les infections à rotavirus c'est-à-dire la diarrhée chez l'enfant de 3 mois à 3 ans, ou, le virus de la grippe chez l'adulte. 

4.    les champignons et les parasites

Les champignons peuvent être responsable d'infections nosocomiales. Par exemple, le candida ou les malbicans qui sont essentiellement à transmission manuportée.

Les parasites peuvent être aussi responsable d'infections nosocomiales comme, par exemple, la gale. 

5.    La chaîne infectante

Cf. au schéma correspondant. 

II.           Causes des infections nosocomiales

1.      Les causes identifiées

  • a) Soins invasifs

La survenue d'une infection nosocomiale est souvent liée à la pratique de soins invasifs. Ainsi, les infections urinaires sont 13 fois plus fréquentes chez les patients sondés et 2 fois plus fréquentes chez ceux qui ont un cathéter. Une trachéotomie renforce, également, sensiblement le risque de pneumopathie.

 

  • b) Gestes chirurgicaux

Les gestes chirurgicaux les plus invasifs sont les plus fréquemment à l'origine d'une infection. C'est notamment le cas des actes chirurgicaux orthopédiques qui conduisent à la pose d'une prothèse.

 

  • c) Les traitements

Le risque d'infection peut être lié au traitement, lui-même, lorsqu'il nécessite une transfusion, une nutrition parentérale, une ventilation artificielle ou la prise de certains médicaments, notamment des immunodépresseurs.

 

  • d) L'état du patient

La présence d'immunodépendance, un mauvais état général du patient (malnutrition, tabagisme, maladie chronique pulmonaire...), un âge avancé (âge moyen des patients infectés est de 62 ans) ou une pathologie menaçant le pronostic vital constituent des facteurs de risque majeur.

 

  • e) Un facteur aggravant: l'utilisation des antibiotiques

La gravité des infections peut être exacerbée par l'utilisation des antibiotiques qui sélectionnent des bactéries multi résistantes aux traitements. La France détient, en Europe, le record du taux de résistance des bactéries aux antibiotiques.

Nous verrons les bactéries multi résistantes dans une seconde partie du cours. Mais, attention aux représentations erronées : une infection nosocomiale n'est pas systématiquement due aux bactéries multi résistantes. 

III.     Les principales infections nosocomiales

1.      Les infections urinaires

Cf. définition 100 recommandations

Les infections urinaires sont les infections nosocomiales les plus fréquentes (40% des infections nosocomiales) mais, elles ne sont pas dramatiques, elles ne prolongent pas ou peu l'hospitalisation. Le principal germe rencontre est une entérobactérie : Escherichia Coli (c'est un bacille à gram -). 

2.    Les infections respiratoires

Cf. définition 100 recommandations

Les infections respiratoires représentent 20% des infections nosocomiales. Elles sont souvent endogènes (dues aux gènes commensaux du patient qui deviennent pathogènes dans un contexte particulier : baisse des défenses immunitaires, âge...). La fréquence est très élevée en réanimation avec un taux de mortalité important (30 à 60%). 

3.    Les infections du site opératoire : ISO

Cf. définition 100 recommandations

Les infections du site opératoire représentent environ 15% des infections nosocomiales. Le principal germe rencontré est le staphylococcus aureus ou staphylocoque doré (bactérie commensale de la peau : cocci à gram +). 

4.    Les autres infections nosocomiales

Cf. définition 100 recommandations

Les autres infections nosocomiales sont :

-    les bactériémie/septicémie : environ 5% des infections nosocomiales

-    les infections cutanées : escarres, abcès après injection....

-    les infections digestives : diarrhée à salmonella... 

CONCLUSION 

«  Se laver les mains, c'est sauvé des vies. Prévenir les infections nosocomiales, c'est donc agir en santé publique mais, plus encore, c'est une démarche sociétale et éthique. Agir localement, penser globalement, pour élever le débat. Et aussi, pour donner davantage de sens à tous les petits gestes quotidiens »

 


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